LA RESERVE AUX DAHUTS

Le Fief de Villers-le-Lac, propriété du Parlement franc comtois, est une réserve naturelle pour les dahuts, exclusivement reservée à leur observation et leur étude.
 
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 La mythologie

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Lluna
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MessageSujet: La mythologie   Ven 24 Aoû - 22:55

La légende de la ville d'Ys

Le mot dahu provient de la princesse Dahut de Bretagne. Dans une version des légendes celtiques, elle donna les clés des écluses de sa ville, Ys, au diable. Dieu la punit en la transformant en un animal bizarre et poilu qui possédait deux pattes plus courtes d'un côté que de l'autre. C'est donc la mythologie celtique qui donna en premier un nom à cette animal. En voici la légende complète :

En ce temps là, Gradlon le Grand, roi de Cornouaille, fit construire pour sa fille Dahut, la merveilleuse cité d'Ys. Elevée plus bas que la mer, Ys en était protégée par une puissante digue. Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, permettant ainsi aux habitants d'aller pêcher.

La terrible et jeune Dahut, profondément attachée au culte des anciens dieux celtiques, accusait Corentin, évêque de Quimper, d'avoir rendu la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d'une cité où seules règneraient richesse, liberté et joie de vivre.

Aussi, Dahut donna-t-elle à la ville un dragon qui s'empara de tous les navires marchands. Ainsi, la ville d'Ys devint la plus riche et la plus puissante de toutes les cités de Bretagne. Dahut y régnait en maîtresse absolue, gardienne de l'ancienne religion des Celtes. Chaque soir, elle faisait venir un nouvel amant au palais, l'obligeant à porter un masque de soie. Mais le masque était enchanté et à l'aube il se transformait en griffes de métal, tuant ainsi ses amants dont le corps était jeté du haut d'une falaise dans l'océan.

Un beau matin, un prince, tout de rouge vêtu, arriva dans la cité. Dahut tomba aussitôt amoureuse de l'étranger. Or (il fallait s'en douter) c'était le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pécheresse. Par amour pour lui, elle lui donna la clé de l'écluse qu'elle déroba à son-père pendant son sommeil. Le prince ouvrit l'écluse et l'océan en furie envahit la ville en déferlant dans les rues et étouffant ainsi les cris d'horreur des habitants.

Seul, le roi Gradlon réussit à s'échapper de cet enfer avec l'aide de saint Gwénolé. Sur son cheval marin, il se mit à chevaucher péniblement dans les vagues, alourdi par un poids qui n'était autre que sa fille. Sommé par saint Guénolé, il abandonna sa fille et parvint à regagner le rivage. Cette dernière fut punie par Dieu (elle avait succombé au diable) qui l'a transforma en animal monstrueux ayant deux pattes plus courtes que les autres.

Aujourd'hui encore, il arrive que par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent souvent sonner les cloches, sous la mer et disent qu'un jour, Ys renaîtra. Plus belle que jamais.

La mer.
L'horizon.
Sous la mer, Ys, la ville engloutie;
On entend de lointains échos de bombarde,
Un souvenir de danse ou de chanson,
Comme un souvenir des fêtes anciennes.
Les cloches de la cathédrale sonnent au fond de l'eau,
Comme souvent avant la tempête.
Et une voix étrange, mystérieuse, impalpable,
S'élève vers le ciel; c'est celle de Dahut,
La fille du Roi d'Ys devenue sirène, qui chante
Sa peine, son remords et sa nostalgie.


A nos jours, aux environs de l'an de grâce 1455

Un puissant culte dahuiste s'est mis en place. Celui-ci fut longtemps consistué de nombreux cercles indépendants ayant chacun leur dogme propre. On leur doit notamment l'invention du tabouret dahuesque ou des échasses dahueques très utile aux bergers.

Un grand maître d'une caste savoyarde s'enquit d'ailleurs d'unifier tous ces cercles en une seule et même religion dahuiste. L'Inquisition qui avait déjà condamné le culte dahuiste, sortit les armes. Près de 1000 adeptes seront brûlés au bûcher sans même l'ombre d'un procès. Ceci marqua la fin de ces castes.
Le sort réservé aux Dahuistes capturés par l'Inquisition était fort peu enviable. Pensez au supplice de la roue.

Néanmoins, certaines castes (deux ou trois tout au plus) auraient survécu dans le secret le plus total. Elles seront encore tapis dans l'ombre malgré les siècles à venir, bien qu'elles sembleront compter un nombre minime de membres, non sans influence.
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